Plaisir d’écrire

15 août 2011

Aaaaaaaaaaaaahh Tchoum! (Pardon!)

Publié par estherzambo dans Non classé

Ce matin, je me suis levée du pied gauche. Hier j’ai trop mangé, mon ventre n’a pas suivi. Pourquoi n’avons-nous pas plusieurs estomacs comme les vaches? Ce serait plus cool. Mais qu’est-ce que je raconte? On est bien comme on est…Aaaaaaaaaaaaahh Tchoum! (Pardon!)

Je suis fatiguée, triste, j’ai vraiment pas d’énergie. Y a des jours comme ça.

 

14 août 2011

« La couleur des sentiments » de Kathryn Stockett

Publié par estherzambo dans Non classé

Dans son roman, Kathryn Stockett donne successivement voix à plusieurs femmes, dont deux domestiques, deux « bonnes » noires : Minny et Aibileen ; ainsi qu’à Miss Skeeter, une jeune Blanche pas comme les autres. L’histoire se déroule au début des années 60 à Jackson, une petite ville du Missisipi où les races sont radicalement séparées :  les Blancs sont les maîtres, les Noirs les domestiques et les souffre-douleurs.

Tant qu’ils restent à leur place, les Noirs sont tolérés, voire même appréciés à l’instar de ces bonnes qui passent toute leur vie au service de familles blanches. Elles sont au coeur de tous les comportements déviants des Blancs, savent tout des secrets de famille honteux, mais doivent rester discrètes et invisibles pour préserver leur travail et même leur vie.

Alors quand Minny, refuse de se mettre au service de Miss Hilly – la prétentieuse de service – elle se voit fermer toutes les portes des meilleures maisons. Résultat : plus de travail, plus d’argent, la misère pour elle et pour ses enfants. D’autant plus que Miss Hilly tient d’une poigne de fer l’association où se retrouvent les dames de la « haute » société de Jackson . C’est elle qui décide de tout, qui arbitre tout, qui suggère les actes les plus racistes à l’égard des bonnes noires.

Heureusement, Minny se vengera d’une manière inoubliable, en servant à Miss Hilly une tarte au chocolat agrémentée d’un ingrédient personnel et inédit : de la merde !

Aibileen, elle, n’a pas le caractère explosif de Minny. Un peu plus âgée, cette femme noire a la douleur enracinée à son coeur depuis la mort de son fils unique, tué par son patron blanc. C’est en grande partie grâce à elle que les autres bonnes de Jackson accepteront de raconter leurs histoires à Miss Skeeter, une jeune Blanche mal dans sa peau. En raison de sa trop grande taille et de ses cheveux rebelles, la jeune fille est si effacée que personne ne fait grand cas d’elle.

Miss Skeeter décide de faire parler les bonnes, car elle espère devenir journaliste et tient à exposer un sujet important, qui lui tient à coeur. Ce d’autant plus qu’elle a elle-même été élevée par une bonne noire que ses parents ont renvoyée en découvrant qu’elle avait eu une enfant métisse dont la peau était si claire qu’elle pouvait se faire passer pour une Blanche.

On imagine très bien, en lisant les récits de Minny et d’Aibileen quelle fut la vie de ces femmes au temps de la ségrégation, dans un état aussi raciste que le Missisipi. Leurs portraits sont très humains, vivants d’anecdotes et de souvenirs tirés de la vie de Kathryn Stockett, elle-même  élevée par une bonne noire.

J’ai été marquée par l’amour des bonnes noires pour les enfants blancs qu’elles élèvent. Seulement, la société est ainsi faite que ces enfants, une fois grands, posent un regard différent sur les femmes qui les ont élevés et aimés comme de vraies mamans.

J’ai été touchée par la violence sous-jacente, les allusions au KKK et les exécutions sommaires de Noirs.

Encore plus, j’ai été touchée par les actes de discrimination et d’humiliation quasi quotidiens. Par exemple, la peau des Noires étant dégoûtante pour les yeux des Blancs, les bonnes étaient contraintes de cacher leurs jambes avec des collants qu’elles portaient même par les plus grosses chaleurs !

Que dire de l’idée lumineuse de Miss Hilly d’imposer aux patrons blancs de contruire des toilettes sommaires à l’extérieur pour les domestiques noirs, car elle était peu disposée à partager les siennes avec ces « gens si sales » et capables de transmettre des maladies terribles. Ce qui semble paradoxal, puisqu’elle laissait ces mêmes « gens si sales » préparer son repas, laver son linge et s’occuper de ses enfants !

Aujourd’hui, en 2011, ces événements semblent à la fois si loins et si proches… Je m’imagine la souffrance de toutes ces gens et j’en ai des frissons. Depuis la lecture de ce roman, je réfléchis plus à ce que signifie être Noire aujourd’hui. Quand je prends le métro, et que je me retrouve assise entre deux Blancs, moi qui suis Noire, je me dis : « Que de chemin parcouru ! »

J’ai alors une pensée pour toutes ces personnes, noires et blanches, qui se sont battues souvent au prix de leur vie pour faire cesser des aberrations telles que l’esclavage, la ségrégation, l’apartheid…

Merci à Kathryn Stockett, pour sa belle histoire, qui revient sur un passé difficile avec beaucoup d’humour et de légèreté mais avec une plume suffisamment forte pour ne pas laisser indifférent. Je vous le recommande vivement.

Un fils a été tiré de ce Best-Seller, qui devrait bientôt arriver dans les salles en France. J’ai regardé la bande annonce sur  www.cinoche.com et j’avoue que ça a l’air de reproduire assez fidèlement l’esprit du roman. A voir.

13 août 2011

Les filles, un peu plus de naturel svp!!!

Publié par estherzambo dans Non classé

Souvent, dans le métro, les rues, le bus ou simplement de ma fenêtre, je regarde les filles… et c’est un spectacle bien amusant, je dois l’avouer. Non pas que je les trouve drôles, mais c’est juste qu’elles sont fascinantes et complexes à la fois. Mais aussi parfois ridicules. Prenons par exemple la question de la coiffure. Mais qui nous a dit, ô femmes, qu’il faut toujours en faire trop pour se rendre belles?

Je pense à toi, blonde menue, qui te fais refaire les seins. Je n’ai pas de problème particulier avec ça. Chacune dispose de son coeur comme elle le souhaite. Mais quand même… un peu de réalisme. Des ballons de foot piqués sur un cure-dent, ça semble tout sauf naturel. C’est même quasiment une insulte au sens de la proportion dont dispose l’oeil humain.

Je pense aussi à toi, jolie brune aux faux cils capables de griffer ton interlocuteurs. Qui te font des rideaux sur les yeux. Qui te donnent un air de Manga étrange qui semble dormir les yeux ouverts. En plus, avec tout ce mascara, ton regard n’est plus ténébreux : il est charbonneux.

Je pense aussi à toi, belle black, qui te fais un tissage. Tu te fais coudre des cheveux longs jusqu’au ras des fesses et abondants comme une crinière de lionne. Le plus souvent blonds ou roux. Ou les deux.

On peut toutes se faire coudre des tifs sur le crâne, mais encore une fois, un peu de modestie, les filles! Une Noire génétiquement, ça a le cheveu crépu, rebelle et têtu. Tout le monde le sait. Si vraiment tu veux les cacher, choisis au moins un truc vraisemblable. C’est vrai que bien des Noires ont réussi le coup de faire croire qu’elles étaient nées avec des cheveux aussi lisses et raides que leurs soeurs blanches. Je pense à Naomie Campbell, Kelly (des Destiny’s Child) ou Rihanna (qui depuis pas mal de temps les a carrément rouges!)…emoticone

Ces cheveux, disais-je, nous posent un sacré problème! A Toulouse, la mode de la frange a longtemps sévi chez les ados filles et garçons. Alors un jour, dans le bus, je vois ma jeune voisine de 15 ans entourée de ses copains-copines de lycées. Comme tous les ados qui se respectent, ils portent tous une frange qui leur couvre un oeil ou les deux. Tous? Enfin, façon de parler. Car ma jeune voisine est Noire. Ses cheveux, malgré la tentative de défrisage, sont toujours très rebelles. Sa frange a elle se tient au garde-à-vous! On dirait presque qu’elle porte une drôle de casquette noire. Alors la pauvre demoiselle est contrainte de plaquer les cheveux sur son front d’une main. Et de discuter, envoyer des textos, se tenir à la barre du bus, pianoter sur son baladeur, repositionner ses écouteurs de l’autre main. J’ai souhaité à cette pauvre gosse qui voulait à tout prix faire comme ses collègues de se transformer en Shiva, la déesse aux multiples bras!

Je pense encore à toutes  ces jeunes femmes noires, au demeurant très jolies, qui bâtissent des tours Eiffel sur le sommet de leur crâne. Une vraie montagne de tresses. Or quand je sais par expérience le temps que ça prend et l’argent que ça coûte, je me dis qu’il faut vraiment en vouloir à ses cheveux pour les imposer ça. En plus,pour tenir longtemps, les tressent ne doivent pas être lavées. On peut donc passer un mois, deux mois, voire plus avec le Mont Blanc sur le sommet du crâne. Je plains le pauvre mari ou le copain qui dort le nez dans ce nid de poule… qui sent la poule mouillée. Beurk!Scelle

Arrêtons un peu de nous faire souffrir. Moi, un jour je me suis dit: « Ma belle, arrête de rêver. Tu n’auras jamais la crinière d’une paysanne d’Amérique latine, dont la tresse lui bat les jambes. Alors, fais avec ce que tu as et cesse de convoiter ce que tu n’auras jamais, à moins d’une greffe de cheveux! » J’ai opté pour des tresses simples, mais jolies. Parfois avec des rajouts – mais pas trop – justement dosés et qui me tombent à peine sur les épaules. Et qui me vont (apparemment) bien, sauf si mon chéri n’a pas osé me dire le contraire!

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